Mon père était alcoolique, il buvait a quantité affolante, il avait les yeux rouge, il tramblait, il ne savait jamais ce qu'il faisait et je le sais ne se souvient plus de rien, il a tout oublier car l'alcool l'a a moitier tuer. Il a commencer a lever la main sur moi a mes 4 ans. Il passait des journées entière penché sur moi, il ricannait, il frappait, frappait jusqu'à ce que le sang coule. Il est allé jusqu'à me plaquer la tête sur le barbecue. Il venait le soir, tard, il me jetait au sol, me ruait de coups, il m'insultait, me traitait de tout, souvent il me redraissait en m'agrippant par les cheveux, il me balançait d'avant en arrière, faisant percuter ma tête au mur, il continuait jusqu'à ce que je m'évanouisse a ses pieds. J'étais l'enfant martyr de la famille. J'étais la seule a subir coups et humiliations, il passait ses nerfs sur moi. J'étais son instruments de défoulements.
Le mur de ma chambre est imprégné de mon sang, le béton fissuré au sol aussi, ma mère parfois m'y collait le nez, elle ne me lachait pas jusqu'à ce que les larmes coulent et se mélangés au sang sec. Mon père lorsque je parlais m'enfonçait des échardes sous mes petits ongles, lorsque je le regardait il attrapait le fouet et frappait mon dos et mes jambes jusqu'au sang, lorsque je faisais du bruit il arrivait avec sa cigarette et me brûlait, a la moindre bêtise, il arrivait comme un ours sur moi encore dans l'enfance et innocente, il me tabassait contre les murs, me ruait de coups de pieds, il rigolait, rigolait jusqu'au éclats.
A 6 ans j'ai décidé de ne plus jamais pleurer, cela ne fit qu'agraver la chose, il restait face a moi, me claquait, il me pincait, il m'arrachait la peau avec un cuter, et me demandait sans cesse "pourquoi ne pleure tu pas espèce de foutu gars?" Je restait silencieuse face a lui, je fixait ses yeux injectés de sang, ses mains tremblaient et au final c'ets lui qui finissait en larmes, et la il devenait pire que cruel, il montait sur moi, me donnait des coups de poings dans l'estomac, il m'étranglait, il enfoncait ses ongles dans ma peau pâle, il m'intoduisait des chiffons dans la bouche, je vomissais dessus, je m'étouffais dans mon vômis, impossible de crier, de pleurer, jétais devenue pantin, je m'évanouissait écasée sous son poids. Je ne mangeait que rarement, environ 6 fois par semaine et encore ce n'étais pas de la nourriture mais des croquettes pour chiens.
Il continua ainsi jusqu'a mes 9 ans, on déménagea, tout redevenait "normal". A mes 11 ans, j'ai perdu mon frère qui en avait 12, cela m'a perturbé enormément. Je n'ai pu aller a l'enterrement, mes parents m'avaient enfermer dans un placard, le noir qui y raignait m'apeuré malgré mes 11 ans. J'ai passé l'après midi la dedans, pleurant seule, recroquevillée sur moi même, pensant au tombeau ou mon frère reposait. Les coups recommencèrent mais moin violent que jadis.
Pui a 12 ans je perdait ma soeur ainée de 22 ans. Elle se suicida, prenant le volant sous l'emprise de l'alcool. Il ne resta plus que ma deuxieme soeur et moi même. Les coups cessèrent rapidement.
Durant mes années de collège j'ai été tête de turc, bête de cirque pleine de graisse, objet de défoulement subissant les coups des camaredes et leur insultes. Je devint alors anorexique. Mon père est décédé il y a peu, je n'ai pu verser aucune larmes mais pourtant je n'était pas heureuse. Il est décédé d'un cancer des os et des poumons. je fus la seule personne a lui rendre visite a l'hopital, j'ai vu son état se dégradé. Deux jours avant son décès il m'a dit "je t'aime".
Bêtement j'ai eu du remord pour ce père qui me torturait jadis. Ma mère m'a avoué il y a peu de temps qu'il buvait car il était atteint d'une maladie irréductible et génétique. Je sais depuis peu que je suis héritière de cette maladie et que je n'ai que 2 chances sur 5 d'atteindre 20 ans.
La souffrance une fois ancrée dans la corps ne peux plus s'évader; elle s'endort quelques fois, épuisée par sa propre puissance, mais elle ne meurt jamais. Et la mienne est plus vivante que je ne suis. J'ai appris a maudire ce dieu qui nous tourmente en seigneur, jour et nuit, et ne nous laisse que quelque miettes de bonheur.
Je fais semnlant de ne pas penser a cela. Je vais en aveugle en plein coeur de la fête des hommes parce que je sais qu'il n'y a rien d'autre a faire. je vais et grappille les joies qui se présente a moi. J'ai il y a peu, 6 mois, pris l'initiative de ne plus parler. Je vis par la pensée et l'écriture. Aucun n'est sorti de ma bouche depuis des mois. Je refuse de parler car cela ne fait qu'aggravé ma situation. Si je parle on va encore m'envoyer chez un psychologue et je ne veux pas. Il ne servent a rien. J'ai 15 ans depuis eulement un mois, j'ai grandi sans enfance et je vais mourir sans vieillesse. Je n'ai jamais senti la chaleur du corps de ma mère contre la mienne, j'ai jamais reçu de baiser sur mon front, je n'ai connu que les larmes, les coups, les cris et la souffrance.
Peu de gens se doute de ce que j'ai enduré. On dit que les gens qui se suicident sont des lâches, qu'il n'on pas eu le courage de se battre mais si ses gens là avaient le poid que nous avons enfuit tout au fond de leur crâne et de leur coeur peut être que eux aussi ne serait pas rester sur terre. Tout simplement parce que la terre est horrible et la vie complêtement stupide. On ne nous a jamais laissé le choix de venir sur la terre ou pas, on nous l'inflige, on nous inlige la souffrance et il nous est interdit de refuser. Les gens ont honte, parfois, d'avouer qu'ils ont des idées suicidaires, il le garde pour eux et un jour il passe a l'acte. Ils ont honte pourquoi? Sûrement parce que c'est mal de vouloir mettre fin a ces jours avant l'heure fatale, oui c'est sûrment ca. Dans tout les cas, je souhaite a toutes personnes vivants (ou survivant) avec le coeur blessé a cause d'une personne qui détruit (ou a detruit) leur enfance, d'un décès, d'une maladie, d'un viol, des conditions dans lesquelles elle vit ou tout autre chose de se construire un but pour lequel elle se battera, et vivra, pour lequel elle continuera même en pleure et qui lui donne l'envie d'avancé, même la tête baissée.